Comment j’ai eu toutes les conditions réunies pour être un père merveilleux et formidable, et pourtant…

Le statut de père a bien changé depuis les années 80 : le bon père de famille a évolué pour devenir le papa complice, le père confident, à l’écoute des besoins de sa famille, en symbiose avec son conjoint sur l’éducation des enfants, voire en assistant paternel !

Cependant, la «différence» dont nous allons parler est plus profonde et plus vitale pour chaque enfant. C’est une différence qui résume vraiment ce que «papa» signifie.

C’est vrai qu’un père peut se lever et aller travailler pour subvenir aux besoins de sa famille même lorsqu’il s’agit d’un travail purement “alimentaire”. Cela non seulement pour combler le besoin de donner un toit à sa famille et de la nourriture sur la table, mais aussi pour leur permettre de s’offrir des extras comme des activités culturelles, sportives ou des vacances en famille.

Lors de notre première grossesse, je me suis retrouvé en licenciement économique 😖. Du coup passage par la case pôle emploi : à l’époque je recherchais une formation diplômante, tout en entreprenant une démarche de VAE (validation des acquis par l’expérience).

Tout cela m’avait alors permis d’accompagner ma femme durant sa grossesse dès le troisième mois ! J’ai ainsi pu assister à tous les cours prénataux (un papa formidable je vous dis !), ce qui m’a permis de mieux comprendre mon futur rôle de père et de mieux appréhender ce que vivait alors ma femme.

Je recommande à tous les pères ou futurs pères qui me lisent de participer à au moins 3 cours prénataux (pas juste le cours où les papas sont conviés pour faire plaisir aux mamans 😄).

Vivre la grossesse autrement

Je ne dis pas pour autant qu’il est facile d’accompagner une future mère dans sa grossesse : d’une part nous ne sommes que spectateur, et d’autre part nous ne connaissons pas ce que l’ont appelle les “hormones” !

C’est ainsi que j’ai découvert les sautes d’humeur, ma femme passant du rire aux larmes 3 fois dans la même journée (sans parler des coups de gueule, elle a comme moi un caractère bien trempé !).

Mais tout cela n’est rien à côté de la joie, de la tendresse et de l’affection que nous avons porté à ce petit bidon grossissant, des heures passées à écouter, à caresser, à chanter, à interagir avec ce petit être.

Je souhaite de tout mon coeur à tous ceux et toutes celles qui voudrait un jour avoir un enfant, quelque soit le moyen, de vivre ces instants de grâce où la vie nous comble.

Et pourtant aujourd’hui…

Les mères sont au centre de l’éducation des enfants

Il y a une tradition familiale qui perdure encore en 2019, qui consiste à confier l’éducation des enfants à la mère. Cela coulerait de source, la femme porte les enfants elle doit donc en assumer l’éducation.

Bien évidemment on pourrait se baser sur ce qui se passe dans la nature, ce sont les lionnes qui sont chargées de l’apprentissage des petits. Rares sont les espèces comme l’hippocampe, qui délègue la charge des enfants aux mâles.

Mais pour revenir à nous êtres humains, il ne faut pas oublier que l’éducation des enfants se fait à deux. L’image du père/conjoint est primordiale pour se construire en tant qu’enfant. C’est pour cela que même en cas de séparation, il est essentiel que le père/conjoint garde des liens forts avec ses enfants.

On ne nous apprend pas à être père, on le devient

Dès les premiers mois de grossesse, le futur père doit se faire une place mais cela ne peut se faire sans la participation des mamans. Pour la mère, c’est physiologique mais pour le papa c’est plus compliqué.

Venir aux échographies, au rendez-vous chez le médecin ou encore participer aux cours d’accouchement sans douleur, tout cela doit être partagé avec le papa. C’est d’autant plus le cas quand la maman vit mal sa grossesse et qu’elle a besoin de soutien.

Vers un changement des mentalités

Cependant, on doit noter que les moeurs sont en train de changer. En effet, il n’est pas rare de croiser des pères au parc pour enfant ou prendre des journées “enfant malade”. Et c’est sans compter sur les congés paternité qui pourraient être allongés.

Le regard sur les pères au foyer a également évolué. Nombreuses sont les mères qui n’hésitent plus à raccourcir leur congé maternité, laissant bébé aux bons soins de papa.

Quoi qu’il en soit, être père et exister au sein du couple quand la famille s’agrandit demande un investissement de chaque instant. Être père ne se résume pas à être physiquement «présents» pour les jeux ou événements sportifs de ses enfants, c’est être là dans les bons et les mauvais moments, aussi bien pour ses enfants que pour la maman.

Et vous comment avez-vous vécu votre grossesse ? Votre compagnon vous a-t-il accompagné ?

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